Lundi 11 mai
SCIENCES HUMAINES
Géopolitique d’un conclave : Élire un pape quand les empires reviennent
Mikael Corre
Bayard / récits
en dialogue avec Patrick Valdrini
Le pape François est mort le 21 avril 2025. Le 8 mai, Léon XIV est élu à la tête de l’Église. Pendant dix-huit jours, le pouvoir est vacant. Pendant dix-huit jours, de l’annonce de la mort à la fumée blanche, le Vatican laisse voir sa mécanique politique. Et son rapport au monde. Car, élire un États-Unien au moment où le trumpisme recompose la scène internationale n’est pas neutre. S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas enlever à l’Église catholique, c’est un certain sens de l’histoire. Alors que l’obsession du déclin se répand en Occident et que l’extrême droite instrumentalise la religion chrétienne à des fins identitaires, à quelle boussole se fier pour choisir celui qui sera à la fois le chef d’un État sans armée et le pasteur de plus d’un milliard de fidèles ?
Mikael Corre est envoyé spécial permanent de La Croix à Rome. Sociologue de formation, spécialisé sur les religions, ce breton d’origine a travaillé à l’Ecole des hautes études en sciences-sociales (EHESS) sur les communautés catholiques nées dans les années 1970 et leurs dérives.







